أضيف في 7 دجنبر 2017 الساعة 14:15


Les produits de la pêche électrique boycottés


marocbleu.com
La Commission pêche du Parlement européen s’est prononcée fin novembre pour un possible élargissement de la pêche électrique. Une décision qui ne fait pas l’unanimité, notamment auprès de l’association « Poissonnier de France » qui a annoncé son intention de boycotter les poissons provenant des Pays-Bas.
La pêche électrique, c’est quoi ? Il s’agit d’une technique qui consiste à envoyer depuis un chalut des impulsions électriques dans le sédiment pour y capturer des poissons benthiques, c’est-à-dire vivant au fond des mers. Pour l’ONG Bloom, spécialisée dans la défense des océans et de la pêche durable, cette méthode a des impacts très violents sur les poissons qui, remontés dans les chaluts, « montrent souvent des brûlures, des ecchymoses et des déformations du squelette consécutives à l’électrocution ». La pêche électrique est interdite en Europe depuis 1998, mais bénéficie de dérogations depuis 2007 à titre expérimental. Elle est ainsi autorisée dans chaque État membre à hauteur de 5% de chaque flotte de chalutiers à perche pour une pratique en mer du Nord. Mais cette réglementation est loin d’être respectée, notamment par les Pays-Bas. D’après Bloom, qui a porté plainte le 2 octobre dernier, la flotte néerlandaise a équipé 28% de ses chalutiers de façon « totalement illégale ».
Et bientôt, le nombre de chalutiers électriques pourrait être multiplié. Le 21 novembre dernier, la Commission pêche du Parlement européen a en effet voté, à 23 voix contre 3, un amendement permettant une extension de la pêche électrique en Europe. Celui-ci permettra d’équiper 5% de la flotte de chaque secteur de pêche en techniques « innovantes », qui incluent la pêche électrique. Selon Bloom, « en Mer du Nord, cette limite de 5% a même été supprimée et les Néerlandais peuvent donc maintenant équiper 100% de leur flotte en chaluts électriques ». Toutefois, tout n’est pas joué. Le dossier doit encore être examiné en séance plénière du Parlement européen, à une date encore inconnue, avant la réunion du trilogue associant Parlement, Commission et Conseil des ministres. En attendant, les anti-pêche électrique se mobilisent.
« Combattre la pêche électrique est un devoir des citoyens du monde »
Lundi 4 décembre, l’association « Poissonnier de France » a annoncé sa décision « de boycotter toutes les denrées maritimes importées depuis les Pays-Bas vers la France » mais aussi « tous les produits de la mer commercialisés par les nations autorisant la pêche électrique ». L’association, composée de plus de 6 400 membres de la profession « marée » (poissonniers, mareyeurs, négociants, importateurs et pêcheurs), estime que la décision de la Commission pêche du Parlement européen est « infondée et déraisonnable ». Selon elle, la pêche électrique provoque « des dégâts considérables sur la ressource, conduit à la stérilisation des fonds marins et met en péril l’avenir des professionnels du secteur de la pêche », explique-t-elle dans un communiqué. Les membres appellent « les parlementaires européens et les États membres réunis au Conseil de l’Union européenne de cesser de tolérer, grâce à un système de dérogations injustifiées, une méthode de pêche destructrice qui devrait demeurer interdite en Europe. Il en va de la survie des ressources sauvages et de tout un secteur d’activité économique », ajoutent-ils. Pour le président de l’association Aldric Leonard, « combattre la pêche électrique est un devoir des citoyens du monde car si nous laissons passer cela, il ne nous restera que nos yeux pour pleurer ».
L’association « Poissonnier de France » n’est pas la seule à boycotter les poissons issus de la pêche électrique.
Le 1er décembre dernier, le groupe Mericq, spécialisé dans l’approvisionnement des produits de la mer, s’est aussi engagé à ce qu’aucun de ses approvisionnements ne provienne d’une pêche électrique. De leur côté, Intermarché et Agromousquetaires, pôle agroalimentaire du groupement Les Mousquetaires, ont demandé un moratoire sur la pêche électrique. « Conscient que la traçabilité des techniques de pêche doit s’améliorer, Agromousquetaires met en place, en collaboration avec ses fournisseurs, un plan de progrès pour organiser cette traçabilité », indique le groupement dans un communiqué, précisant que « la traçabilité systématique des techniques de pêche permettra, de manière sûre, de retirer des approvisionnements les espèces pêchées selon des méthodes contestées », à savoir la pêche électrique.« Les Mousquetaires se sont lancés, il y a plus de 20 ans, dans la pêche – avec l’ambition d’un engagement exemplaire en faveur d’une pêche durable. Technique de pêche décriée, la pêche électrique ne s’inscrit pas dans cet engagement », ajoute-t-il dans ce même communiqué.
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