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A
MONSIEUR LE MINISTRE DE LA PECHE MARITIME A RABAT.
Objet: Tout objectif se réalise par les actes, l’honnêteté et la bonne foi et non par les paroles et les décisions improvisées
Monsieur le Ministre
Suite à ce qui est cité ci-dessus, j’ai le regret de vous rappeler que votre ministère manque d’une volonté réelle quant à la révision du plan 2004 d’aménagement et restructuration des pêcheries poulpières, tant à court terme qu’à long terme, mais il veut que la situation reste dans le même état pour protéger les intérêt du lobby monopolisant surtout que ce plan, qui a été mis en place pour une durée de quatre ans seulement, a dépassé cette durée, et qu’actuellement il en est à sa dixième année, ce qui exige impérativement sa révision à partir des cas et agissements dramatiques que l’on repère dans tout le ressort du ministère de la pêche maritime aussi bien en terre qu’en mer, ainsi que sur le plan administratif et technique, etc
Votre administration, Monsieur le ministre, prétend œuvrer pour la protection de cette ressource, la valorisation du produit et la garantie d’une pêche durable; mais, en pratique, elle s’oriente vers d’autres objectifs au service de certains bénéficiaires, ce qui est expliqué par les agissements de dégradation en mer ainsi que dans les ports et les marchés de vente de poisson
Votre ministère tient des réunions avec ceux qu’il appelle des professionnels sans pour autant dresser de procès-verbaux dont les copies devraient être remises à chaque participant afin d’assurer le suivi et la révision. A ces réunions assistent parfois des personnes qui ne sont ni convoquées ni intéressées, ce qui explique que le ministère voulait justifier ses objectifs par lesdites réunions voire faire passer ses projets au profit d’une partie ayant le monopole
Il est impératif d’imposer aux bateaux de pêche hauturière le quota global du poulpe car, bien entendu, l’adoption du quota individuel permet à ces armateurs de changer leur pêche en poulpe de petit calibre par un produit de taille commerciales (Poulpes de grand calibre). Ainsi faisant, ils jettent les poulpes indésirables dans la mer, morts et congelés, et ce conformément à ce qui est mentionné au premier paragraphe du registre des mesures réglementant la pêche en haute mer. Ceci, comme vous le savez, Monsieur le ministre, se fait faute de contrôleurs à bord de bateaux de pêche hauturière voire même d’observateurs; et bien évidemment, même si ces derniers se trouvent à bord de ces bateaux, ils agiraient à la manière des observateurs des bateaux russes, soit « Ferme-la et profites-en ». Si le gouvernement luttait contre l’économie de rente, nous précisons ici que nous sommes face à une rente réglementée qui résultent des paragraphes 6 ; 7 et 8 du plan 2004 que nous vous soumettons après sa traduction du français vers l’arabe, étant donné que le ministère de la pêche maritime traite volontairement avec les professionnels marocains en langue française alors qu’il sait que la plupart d’eux ne maîtrise pas le français.
Tout observateur du plan 2004 découvrira comment le ministère permet à une société ou à un armateur possédant plus d’un bateau de céder la part de ses bateaux arrêtés à cause d’une mesure judiciaire, de faillite ou de panne; ou même céder la part de ses bateaux en pêche dans les eaux étrangères à d’autres bateaux lui appartenant, en bénéficiant ainsi du quota de ses bateaux en arrêt, pour une cause quelconque, sans pour autant embaucher un seul marin, ni un seul capitaine ou ses adjoints, ni d’ailleurs le mécanicien ou ses adjoints, d’autant plus qu’il ne supporte pas les charges d’approvisionnement ni de financement telles la nourriture, le carburant, les pièces de rechange et les outils de pêche (filets…etc.). Il ne paye pas non plus les cotisations de la sécurité sociale ni celles de la couverture maladie. Ceci étant, l’armateur économise tous ces frais colossaux à son profit et fait des bénéfices faramineux vu qu’une seule sortie de pêche pour un seul bateau et dans des conditions inconvenables génère à son propriétaire un bénéfice de 350 à 400 mille dollars. Si les conditions sont convenables, le bateau fait deux sorties ou même plus (au lieu d’une seule), y a-t-il un bénéfice plus que celui-là
Le pire de tout cela, c’est que la flotte hauturière ne paye pas de taxes comme les chalutiers de pêche côtière et les barques de pêche artisanale, ce qui prive les unités territoriales concernées (commune de Dakhla, comme de El Argoub, Conseil régional, Conseil Provincial de Oued Eddahab) de sommes d’argent considérables alors que les taxes sur les pêches de la région de Oued Eddahab sont dues aux services d’Agadir. Comment donc est-ce possible qu’Agadir bénéficie des taxes sur les poissons pêchés dans les eaux d’Oued Eddahab en y privant ceux qui en ont légalement droit
Le plan 2004 a attribué 63% du quota du poulpe aux bateaux de pêche hauturière qui comptaient auparavant 380 à 400 unités alors qu’aujourd’hui les bateaux qui exercent cette pêche ne sont plus que d’un nombre de 180 à 200. Pourtant, ce secteur bénéficie toujours de la même part (63%) de manière injuste et méprisante à l’égard de la flotte de pêche artisanale d’Oued Eddahab particulièrement
Le plan 2004 a fixé le nombre de bateaux de pêche côtière à cent (100) unités seulement tout en déterminant la zone de pêche tel que stipulé dans les paragraphes 2 et 5 dudit plan,(à la page de la pêche côtière). Le paragraphe 6 de la même page mentionne que les bateaux de pêche côtière sont soumis à la même réglementation que les bateaux de pêche hauturière relative au repos biologique. Toutefois, nous observons que ces bateaux de pêche côtière exercent une activité remarquable pendant les périodes de repos biologique. Ils circulent et sillonnent la mer en toute liberté, sans peur ni crainte, et sans respecter la zone ou la distance ni d’ailleurs les critères des outils de pêche telle la taille du maillage des filets …etc. Ceci se passe au moment où il fallait qu’ils restent dans les ports à l’instar des bateaux de pêche hauturière qui restent pendant les périodes de repos biologique dans leurs ports d’attache (Tan-Tan et Agadir). Par ailleurs, la loi implique que les bateaux de pêche côtière doivent être soumis au régime du quota individuel imposé aux barques de pêche artisanale vu que ces bateaux ne restent pas assez longtemps en large et vu qu’ils utilisent de la glace pour conserver leurs produits au lieu de les congeler. D’autre part, nous considérons que l’adoption du poids par caisses est un procédé qui manque d’exactitude et mène à un moins de la réalité de chaque caisse alors que le poids direct du produit est le procédé juste qui doit être adopté
Quant à la pêche artisanale, les points de pêche à la région d’Oued Eddahab étaient d’un nombre de quatorze (14) et les barques exerçant étaient de plus de (12.000) unités (formelles et informelles). Ainsi, le plan 2004 est venu diminuer les points de décharge de quatorze (14) à quatre (4) points seulement et diminuer également les barques de pêche artisanale de plus de douze milles (12.000) à trois mille quatre-vingt-trois (3083) seulement, soit deux mille cinq cents (2500) + cinq cent quatre-vingt-trois (583) barques imposées au vu de circonstances connues
L’Office National des Pêches a retenu plus de dix-sept 17 milliards de centimes des ventes des trois flottes (Hauturière, côtière et artisanale) alors qu’il a été convenu entre l’administration et les professionnels de retenir le montant suffisant uniquement pour le dédommagement des pécheurs exclus suivant des critères fixés à priori et sans aucune augmentation pour quelque cause que ce soit. Mais l’Office précité a retenu deux 02 milliards de plus au dessus





















































































