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Le scientifique Ray Hilborn, professeur de sciences halieutiques à l’université de l’État de Washington, situés à Seattle, est mis en cause par l’association Greenpeace pour ses liens avec l’industrie de la pêche
Il vient d’achever une tournée de conférences en France et à Bruxelles sur la surpêche. Un sujet sur lequel il est particulièrement optimiste. “Non, les océans ne sont pas en train de se vider ! Tout le problème vient d’un article publié par un scientifique américain en 2006, estimant que les principaux stocks auraient disparu en 2048. Ces allégations ont fait les gros titres de la presse, mais ne sont que des mythes” a-t-il affirmé lors d’une réunion le 4 mai à la Maison de la chimie à Paris
Selon les informations du Monde, l’ONG Greenpeace a adressé, mercredi 11 mai, une plainte formelle à l’université de Washington, accusant Ray Hilborn de n’avoir pas déclaré, de nombreuses années durant, ses conflits d’intérêts. Grâce à une demande d’accès aux données administratives internes de l’université, Greenpeace a obtenu plusieurs centaines de documents que Le Monde a pu consulter
Entre 2003 et janvier 2016, le scientifique a ainsi reçu 3,56 millions de dollars de financements de la part d’intérêts liés à la pêche, soit 22 % de l’ensemble de ses fonds de recherche et de diffusion des connaissances. Selon le décompte de Greenpeace, ce ne sont pas moins de 69 organisations liées aux intérêts de ce secteur économique – entreprises, fondations, associations professionnelles – qui ont mis la main à la poche pour soutenir le travail du célèbre halieute
Selon le chercheur, seuls 13 % de ses financements proviennent d’intérêts véritablement industriels d’entreprises comme Trident, Pacific Seafood Processors, PeterPan Seafoods, etc. Le scientifique américain a également perçu des revenus à titre personnel de nombreux groupes industriels, entre 2003 et 2014, écrit Greenpeace dans sa plainte. De même, l’ONG décompte seulement 26 déclarations de liens d’intérêts avec l’industrie sur plus de 130 études cosignées par le chercheur dans la littérature scientifique entre 2003 et 2015. En contravention avec les règles éditoriales de la majorité des revues scientifiques
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