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Décimée par des décennies de pêche commerciale et menacée par le trafic maritime, la population de baleines noires de l’Atlantique Nord a poursuivi son déclin au cours de la dernière année, si bien que des biologistes craignent fortement la fin prochaine de l’espèce.
Une récente analyse du biologiste Richard Pace du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) du Northeast Fisheries Science Center, publiée dans le journal «Ecology and Evolution», a confirmé la décroissance toujours plus importante de la population de baleines noires de l’Atlantique Nord.
L’espèce semblait reprendre un peu de vitalité entre 1990 et 2010, alors que ses membres sont passés de 270 à 483, ce qui représente une augmentation annuelle de 2,8 %.
Par la suite, leur nombre a chuté de 5 % entre 2010 et 2015. Selon Richard Pace, le déclin s’est poursuivi en 2016 et les pertes auraient même doublé en 2017.
D’après les recherches du biologiste et de son équipe, 48 baleines noires de l’Atlantique Nord ont été tuées depuis 2010, ce qui représente une diminution de 9 % de sa population.
La plupart de ces pertes résultent de collisions entre les baleines et des paquebots. Plusieurs ont également péri après s’être enchevêtrées dans des filets de pêche pour poissons.
«La science est compliquée, mais pas dans ce cas-ci. L’équation est simple, le nombre de baleines noires qui naissent chaque année est plus petit que le nombre de baleines noires qui meurent», a indiqué Charles Mayo, directeur du Right Whale Ecology Program au Center for Coastal Studies de Provincetown au Massachusetts, en entrevue à Yale Environment 360.
Avant les débuts de la pêche commerciale à la baleine, au milieu du 18e siècle, la population de baleines noires de l’Atlantique Nord était de 9000 à 21 000. La baleine noire de l’Atlantique Nord est protégée par le U.S. Marine Mammal Protection Act et le Endangered Species Act.
Au Canada, le gouvernement fédéral a instauré au mois d’août 2017 une limite de vitesse pour les bateaux qui naviguent dans l’ouest du golfe du Saint-Laurent, entre la rive nord du Québec et le nord de l’île du Prince-Édouard, afin de protéger les baleines noires.
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