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Comme chaque année à pareille époque, en toute discrétion, Bruxelles devient l’espace de trois jours le haut lieu de rassemblement du monde de la mer
Oh, pas question de trouver des navires garés au parking C du Heysel, mais bien des centaines d’exposants présents dans les différents palais à l’occasion du traditionnel salon Seafood. Accessible uniquement aux professionnels, il est devenu le plus grand rendez-vous mondial des sociétés actives dans la vente et la transformation des produits de la mer
Entre classiques et originalités
De mardi à jeudi, plus de 26 000 acheteurs déambulent dans les kilomètres d’allées du salon à la recherche du produit original. Des milliers de produits surgelés, en conserve ou en sauce tentent de trouver des débouchés dans les restaurants ou la grande distribution. Et comme chaque année, de nombreux échantillons sont sélectionnés pour participer au concours des meilleurs produits du salon. Nous en avons goûté quelques uns, qui pourraient se retrouver dans nos assiettes d’ici peu de temps
Les huîtres de la famille Boutrais par exemple sont tellement charnues qu’une douzaine d’entre-elles pourraient nourrir un régiment. Elevées pendant trois à quatre ans dans les criques irlandaises, elles se vendent entre trois et dix euros pièce en fonction des régions
Si les mollusques vous rebutent, pourquoi ne pas se tourner vers les algues ? Préparées en plat, en sauce, en perle et même en mousse, elles seraient nutritionnellement dix à quinze fois plus riche que les végétaux terrestres
Au détour d’une allée, un vendeur péruvien insiste pour nous faire goûter le plus grand poisson d’eau douce au monde (4m, 200kg), élevé dans le fleuve Amazone. Deux heures plus tard, nous avons toujours mal aux dents
Les plus pressés, eux, peuvent réchauffer un plat de moules marinières, déjà précuites. Deux minutes au micro-onde et la portion de 400 g est prête à être dévorée. La sauce est bonne, mais ce produit espagnol proposé sans légume et sans frite a peu de chance de percer chez nous, malgré son prix de 4 euros
Enfin, pour le dessert, nous avons retenu cette préparation française, toujours au stade de prototype, présentée sous forme de glace à eau que l’on tient par un embout de plastique. Composé de saumon, carottes, poireaux et oignons, relevé par un liant au curry et servi à moins de 4°, le snack de poisson remplacera avantageusement la barre chocolatée si elle est commercialisée un jour. Car c’est aussi la spécificité du Seafood : il y a tellement de produits proposés que seule une infime partie d’entre-eux se retrouvera peut-être dans nos estomacs






















































































