marocbleu.com
Par : Othmane ZAKARIA – leseco.ma
Hassan Sentissi
Président de la Fédération nationale des industries de la pêche
«Poissons blancs et crevettes doivent bénéficier d’un plan d’aménagement»
Les ÉCO : Comment se portent les industries de la pêche marocaine
Hassan Sentissi : L’industrie de la pêche se porte très bien et ceci grâce aux efforts consentis par les industriels qui suivent les évolutions, lesquels sont en perpétuelle recherche de nouveaux marchés et honorent le pays puisque nous servons plus de cent pays à travers le monde grâce à la politique de concertation menée entre la FENIP, le ministère du Commerce extérieur, sans oublier des efforts combinés de promotion avec Maroc Export. Preuve en est notre présence dans de nombreuses manifestations internationales, dont les plus récentes : le World Food Moscou, le Salon Conxemar en Espagne, le SIAL Paris et bientôt le Salon «China Fisheries and Seafood Expo» en Chine du 5 au 7 novembre
Comment tentez-vous de gérer la raréfaction des ressources halieutiques
Concernant le poisson pélagique, il n’y a pas de raréfaction, le plan Halieutis a prévu un plan d’aménagement de la pêcherie des petits pélagiques qui vise à exploiter durablement la ressource halieutique pélagique et à maximiser sa valorisation. À cet égard, le Plan Halieutis a prévu un total autorisé de captures de 1,8 million de tonnes. Les professionnels respectent ce plan d’aménagement qui a donné ses fruits. Par contre le poisson blanc est le plus touché par la raréfaction des ressources. C’est pour cette raison que nous demandons que le poisson blanc bénéficie à son tour, ainsi que les crevettes, d’un plan d’aménagement et attendons avec impatience un autre plan d’aménagement pour le thon rouge pêché anormalement par les madragues lors de son passage près de nos côtes à l’entrée de la Méditerranée
Quel impact ressentez-vous vis-à-vis de l’exploitation des ressources nationales par les flottes étrangères
Le Maroc a une richesse halieutique reconnue mondialement, les accords actuellement en vigueur ne nuisent plus à la croissance de cette richesse, compte tenu de la quantité octroyée dans le cadre d’un développement durable des activités halieutiques, et présentent un intérêt régional et politique pour notre pays. Néanmoins, nous avons toujours demandé aux partenaires européens de délocaliser leurs entreprises de transformation au Maroc et de conclure des partenariats avec les entreprises marocaines pour le transfert des compétences de l’industrie. Nous avons également demandé à ce que des investisseurs européens viennent s’installer au Maroc pour la fabrication des intrants, notamment les filets, cordes, hameçons… Malheureusement, ces invitations sont restées sans suite




















































































