Abderrahim El Harras
Patron de pêche au Large.
Les apports potentiels de l’approche historique mériteraient d’être discutes dans les ateliers, tant dans le domaine des sciences de la nature que dans celui des sciences sociales et des relations entre pensée scientifique, contexte économique et social, orientations politiques.
La part que pourrait prendre la démarche historique dans l’analyse de la variabilité des
systèmes serait également a discuter.
Les questions suivantes, proposées a la discussion, peuvent être éclairées par l’approche
historique:
* Que signifie restaurer l’état des ressources.
* Pertinence et rôle de la conservation du patrimoine (génétique, spécifique, ecosystemique ,culturel)
* Pertinence et rôle de la diversité (génétique, spécifique, écosystemique, culturelle).
Dans quelle mesure des supports (sol, eau, atmosphère) et des systèmes complexes dont le fonctionnement aura en grande partie recouvre la diversité des processus naturels de biodégradation et d’autoépuration serviront-ils la productivité a long terme et la limitation des atteintes a l’environnement
* Les approches comparatives entre études de cas a l’intérieur d’un type d’exploitation ont-elles la même pertinence entre types d’exploitation………? (par exemple, peut-on analyser avec les mêmes instruments des systèmes d’exploitation radicalement différents par les milieux ou les échelles)
* Les différences d’échelles d’observation selon les types d’exploitation amènent a se poser la question:
L’analyse des systèmes de ressources a vie courte peut elle constituer des modeles pour la compréhension des systèmes a vie longue
Le Développement continu, développement acceptable a long terme…….? (du “plein” usage au “bon” usage).
Dans la mesure ou nos sociétés, dans leurs formes actuelles, sont condamnées a la croissance, nous entendons par “acceptable” un développement qui repose sur un compromis entre trois types d’intérêts: ceux de la biosphère, ceux de la collectivité et ceux des individus.
Si le développement économique peut ne pas connaitre de limites (?), les ressources quant a elles sont finies.
“Plein” usage et “bon” usage n’ont de sens qu’en référence a un contexte social et politique donnes.
Néanmoins la contrainte du caractère fini des ressources conduit a se demander s’il ne faut pas contraindre le développement quantitatif (plein) des usages a des normes qualitatives (bon) qui restent a définir.
Si cette définition ne relève pas de la recherche celle-ci ne peut-elle, néanmoins, y contribuer en en fournissant les bases conceptuelles et méthodologiques
Capacité d’adaptation a des changements globaux drastiques
Cette question se pose a différents niveaux, celui des ressources, des écosystèmes et des
groupes humains qui les exploitent sur la base d’un mode défini de production.
Réciproquement, quels sont les effets potentiels de modifications de modes d’exploitation sur les changements globaux
Nouvelles options pour une exploitation durable.
Pour les ressources marines dans leur ensemble, l’expérience des dernières décennies laisse penser que le nombre de ressources inexploitées importantes pour lesquelles on pourrait envisager des pêcheries entièrement nouvelles est assez limité.
Les calmars et les poissons méso-pélagiques (Garcia et Majkowski, 1990) sont parmi les rares espèces qui présentent encore un certain potentiel.
Dans le cas des poissons méso-pélagiques, les rendements potentiels pourraient être élevés, mais le rendement net des investissements, étant donné les faibles valeurs unitaires, les coûts élevés du carburant et les niveaux technologiques requis, pourrait ne pas être aussi intéressant que le suggèrent certaines projections.
L’approche de précaution pour les pêches et la charge de la preuve.
1.1. Dans le cadre défini par l’Article 15 de la Déclaration de Rio de la CNUED, l’approche de précaution appliquée aux pêches reconnaît que les systèmes halieutiques sont réversibles lentement, difficiles à contrôler, partiellement compréhensibles et soumis aux variations des valeurs humaines.
1.2. L‘approche de précaution concerne l’application d’une prévoyance avisée.
Tenant compte des incertitudes inhérentes aux systèmes halieutiques et de la nécessité
d’agir malgré des connaissances incomplètes, cette approche demande, notamment
a. De prendre en considération les besoins des générations futures et d’éviter les changements qui risquent d’être irréversibles.
b. D‘identifier à l’avance les conséquences indésirables et les mesures permettant de les éviter ou de les corriger rapidement.
c. D‘engager sans délai les mesures correctives nécessaires et de faire en sorte qu’elles
atteignent leur objectif rapidement dans un délai n’excédant pas deux ou trois décennies.
d. De donner la priorité à la conservation de la capacité productive de la ressource quand les effets de son utilisation sont incertains.
e. De faire correspondre la capacité de prélèvement et de transformation aux
estimations concernant le rendement durable de la ressource et de limiter encore les
augmentations de capacité quand la productivité des ressources est très aléatoire.
f. De soumettre á autorisation préalable toutes les activités de pêche du point de vue de la
gestion et de les réviser périodiquement.
g. De mettre en place un cadre légal et institutionnel pour la gestion des pêches au sein
duquel sont définis pour chaque pêcherie des plans d’aménagement pour appliquer les
points ci-dessus.
h. D‘affecter de manière appropriée la charge de la preuve en respectant les exigences ci-dessus.
1.3. La charge de la preuve et la qualité de la preuve (c’est-à-dire la responsabilité de fournir les preuves pertinentes et les critères à utiliser pour en juger) ont été les concepts-clés des discussions passées sur l’approche de précaution.
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