Quatre professionnels du port de pêche de Keroman, à Lorient, ont créé une association, Lorient’Hal, pour promouvoir les savoir-faire du port à l’international.
À eux quatre, ils témoignent d’une connaissance large et pointue de la filière pêche et du port de Keroman. Eux ? Ce sont trois professionnels retraités : Maurice Benoish (ancien président du port de pêche de Lorient et ancien patron-pêcheur), Dominique Dischamps (Maryvex, import-export de poisson à Keroman), Patrick Cousin (ancien directeur de la coopérative maritime et technologiste des pêches). Et un actif : Mustapha El Kettab, directeur-adjoint du centre européen de formation maritime (le centre Toullec).
Savoir-faire, faire savoir
Empilés, leurs carnets d’adresses en font un bottin de premier choix. Dont les quatre personnalités entendent bien faire profiter leur port chéri. « Keroman est un écosystème maritime exceptionnel. Il possède tous les savoir-faire de la filière, de A à Z, du bateau aux scientifiques », explique Maurice Benoish.
L’idée ? Le faire savoir à l’extérieur des frontières locales et nouer des partenariats avec des pays qui veulent développer leur propre filière. Les quatre amis ont ainsi créé Lorient’Hal (comme halieutique). « C’est une association à but non lucratif, nous ne sommes pas rémunérés. »
Des liens existent déjà avec le Maroc pour la formation, les engins de pêche sélectifs, la traçabilité des produits de la mer, etc.La criée de Keroman, le port de pêche de Lorient, l’un des premiers ports de pêche de France avec Boulogne et Guilvinec. | ARCHIVES THIERRY CREUX
Des contacts avec le sultanat d’Oman
Des contacts, bien avancés, ont été noués avec le sultanat d’Oman. « Le sultanat veut carrément créer un port de pêche ex nihilo. Lorient a une carte à jouer pour accompagner les projets », milite Maurice Benoish. Oman sera d’ailleurs le pays invité d’honneur du salon Itechmer, du 16 au 18 octobre au parc des expositions de Lorient-Lanester.
Les partenariats ne sont pas à sens unique. À l’heure où la course à la matière première n’a jamais été aussi exacerbée, les pays pourraient aussi être exportateurs de poisson vers les ateliers de marée de Lorient. Au Maroc, on pêche aussi de la sole, de la lotte, du rouget, du saint-pierre…
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