marocbleu.com
Lors du conseil Pêche à Bruxelles, les 12 et 13 décembre, la Commission européenne doit dévoiler les quotas alloués aux pêcheurs français.
Le 27 octobre 2016, la Commission européenne a présenté les Tacs (Totaux admissibles de captures) de pêche qu’elle prévoit pour l’année 2017. Elle envisage de réduire les captures sur 28 stocks qu’elle juge en mauvais état. Les stocks concernés sont : le cabillaud, la sole, la cardine, le merlan, le lieu jaune. D’autres restrictions perdurent sur les raies et les squales. Par ailleurs, à partir du 1er janvier, il y a obligation de débarquement des rejets. Très peu de navires et de structures à terre y sont prêts.
Le bar dans le collimateur
Le bar fait l’objet de mesures particulières. Ce n’est pas une espèce sous quota. Son stock souffre. La Commission veut taper fort et n’autoriser que des prises accessoires très faibles (1 % par jour). Elle veut « mettre fin au déclin dramatique de ce stock important. La proposition présentée prévoit des possibilités de pêche pour les petits pêcheurs qui dépendent du bar ». La commission doit également « tenir compte des avis scientifiques suggérant de réduire le volume des débarquements, y compris des plaisanciers ». Le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) a publié, le 25 novembre, une lettre ouverte dans laquelle il fait le constat « de la non-prise en compte des efforts des pêcheurs pour une pêche responsable et durable ainsi que des programmes scientifiques français permettant d’affiner la gestion des stocks. Alors que les stocks au RMD (1) s’accroissent, les pêcheurs n’ont pas le sentiment d’être entendus et que leurs efforts soient récompensés. » Le comité national des pêches a d’ailleurs attiré l’attention d’Alain Vidalies, secrétaire d’État en charge de la pêche, « afin que les efforts consentis par l’ensemble des pêcheurs français soient pris en compte pour conforter un tissu socio-économique fort, uni et structuré ». Parmi les stocks concernés par une baisse, on trouve la lotte : -11 % (33 516 t en 2016 contre 29 534 t proposées en 2017) ; le cabillaud : – 68 % (4 565 t contre 1 447 t) ; la sole en 7D : – 30,7 % (de 3 258 tonnes à 2 257 t) ; la plie : -19,5 % (12 446 t contre 10 022 t) ; le sprat : – 20 % (5 150 t contre 4 120 t). Certaines Organisations de producteurs (OP) sont inquiètes et ont déjà fait savoir leur désaccord.
(1) Rendement maximal durable, permettant aux pêcheurs de prélever une quantité de poissons tout en préservant son renouvellement.
http://www.ouest-france.fr/bretagne/guilvinec-29730/tacs-et-quotas-2017-les-pecheurs-en-colere-4663127
























































































