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Flambée des cours des poissons et… de l’huile d’olive : les conserveurs français font grise mine car ils doivent faire face à une explosion de leurs coûts de production. Ils demandent « l’appui » des distributeurs. Thon, maquereau et sardine, les trois espèces favorites des consommateurs, sont, pour la première fois, touchés en même temps par une hausse des prix, déplorent les fabricants français de conserves de poissons réunis au sein de l’Adepale (Association des entreprises de produits alimentaires élaborés). Le prix du thon connaît des hausses très marquées depuis le début de l’année : + 30 % pour le thon albacore et +25 % pour le thon listao par rapport au second semestre 2015. + 40 % pour le thon blanc. À propos des maquereaux, les conserveries évoquent des « niveaux de prix exceptionnels, supérieurs de 35 % pour la saison 2016-2017 par rapport à 2015-2016 ». Enfin, elles constatent « un bond fulgurant » des sardines, dont le prix s’est renchéri de 49 %, cet été, par rapport à l’été dernier. Outre le changement climatique, les causes sont multiples, indiquent les professionnels. Pour le maquereau, cette inflation est due à la restriction de l’offre alors que la demande est soutenue. En deux ans, le total admissible de captures a diminué de 28 %. La sardine est, quant à elle, une espèce abondante mais, pour des raisons inconnues, le poisson est de plus en plus petit et donc moins utilisable en conserverie. La saison est particulièrement mauvaise en Bretagne alors qu’il y a une forte demande des rayons marée. Pour le thon, les conserveurs font état des restrictions de pêche en Pacifique ouest et dans l’Océan indien ainsi que des surcoûts liés à l’instauration d’une pêche responsable. Enfin, l’ultime point noir est le niveau important des cours de l’huile d’olive en hausse de 30 % en deux ans. « C’est un ingrédient majeur pour les conserveurs français », précise Pierre Commère, délégué général pour l’industrie du poisson à l’Adepale
Une filière en danger
Cette flambée des cours, sur fond d’une demande toujours plus soutenue, met la filière en grand danger, selon la profession, qui « redoute une réorganisation du travail dans les conserveries ». Chancerelle, à Douarnenez (29), a déjà annoncé, en septembre, que plus de cent intérimaires ne seraient pas reconduits. On peut penser que le cri d’alarme des conserveurs est directement adressé à la grande distribution alors que vont s’ouvrir bientôt les négociations entre fournisseurs et distributeurs, le bras de fer annuel. Les conserveurs ne veulent pas assumer seuls la hausse de leurs coûts de production
http://www.letelegramme.fr/economie/conserves-de-poisson-les-couts-de-production-explosent-15-11-2016-11292223.php
























































































