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Belle prouesse ! Deux mois, c’est le temps que l’équipe du chantier Navale Industrie lorientaise (Nil), dirigée par Erwan Bertic, a mis pour réaliser « The Collector », un petit bateau destiné à ramasser les déchets en plastique sur l’eau. Un prototype qui a fait ses preuves, sur les quais de Seine, à Paris, en décembre, dans le cadre de la Cop21. À l’étroit dans son hangar de la rue Ingénieur-Verrière, à Lorient, le chantier Naval Industrie lorientaise (Nil) vient de « réaliser une prouesse technique, un projet de deux mois entre le devis, la réalisation et la livraison », jubile Erwan Bertic, le patron de cette société qui emploie à ce jour treize salariés. La Nil vient en effet de livrer « The Collector », un bateau destiné à ramasser les déchets en plastique sur l’eau, à la fondation suisse « Race for water », présidée par Marco Simeoni, fervent défenseur de l’environnement
Dans le sillage de PlanetSolar
Le prototype en aluminium, long de 7,3 m pour 2,55 m de large, avec un faible tirant d’eau de 50 cm, a été conçu pour aspirer les macrodéchets en plastique en mer, dans les ports, les baies, les lacs ou les rivières. La petite unité a la capacité de nettoyer 5.000 m² de surface en une heure, pour un rendement de 500 kg de déchets plastiques absorbés, grâce à un système de prélèvement situé à l’avant et un tapis convoyeur roulant, mis au point par la société perpignanaise JC France, installé sur le pont. De petits containers, identiques aux poubelles individuelles des particuliers, sont installés sur le pont pour les recueillir. Ce premier « Collector » va être accroché derrière PlanetSolar, le mastodonte solaire qui lutte contre la pollution plastique dans les océans. « Ce prototype n’est pas très large. Physiquement, sa construction a été difficile. Il fallait se faufiler partout. Tout s’est joué au millimètre, mais tout s’est finalement bien emboîté, souffle Erwan Bertic
De toute façon, on s’adapte toujours aux souhaits du client ! On était deux à bosser dessus au départ, puis neuf sur la fin. Avec la Cop21 et un timing si serré, on n’avait pas vraiment le choix ! ». Pour le moment, « The Collector » est équipé d’un moteur diesel de deux fois 20 CV. « Pour le client, l’objectif est de réduire au maximum l’effet carbone. Le bateau est voué à être tout électrique », insiste Erwan Bertic. Un engin qui colle parfaitement à la fibre écolo du patron lorientais et de son entreprise. « On a de plus en plus de demandes écologiques, c’est d’actualité ! Personnellement, chez moi, je fais le moins de déchets possibles. Et, sur le chantier, on fait le tri sélectif
Six unités par an
En décembre, le prototype a été acheminé à Paris, par la route. Il a été amarré quai de Javel, sur la Seine. La fondation « Race for water » entendait marquer sa présence à la Cop21, la conférence mondiale sur les changements climatiques, afin de promouvoir cet outil destiné aux collectivités, aux gestionnaires de ports et de plans d’eau. Coût d’achat estimé à 100.000 €, majoré de 30.000 € pour le moteur électrique. « Le bateau a plu. Il y a déjà des contacts. La société des Canaux de Paris est intéressée. Si la clientèle suit, le bateau pourrait être construit en série à la Nil, à raison de six unités par an », imagine Erwan Bertic. « En plus, c’est un projet qui peut en amener d’autres d’autant que le carnet de commandes de la Nil ne cesse de s’étoffer. « Trois navires sont en prévision, dont une barge ostréicole de 12 m et un sardinier de 42 m pour un armement africain ». Au vu du plan de charge, Erwan Bertic recherche un espace de travail complémentaire sur Lorient et prévoit l’embauche de deux salariés en ce début d’année


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Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/the-collector-haro-sur-les-dechets-en-plastique-12-01-2016-10916736.php#FWPrHukTXB9es20L.99
























































































