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LM
Le premier Comité de pilotage du projet régional de gestion durable
de la biodiversité marine et insulaire des États côtiers de la région océan Indien a eu lieu à l’hôtel Voilà à Bagatelle, jeudi. “Cette réunion nous permettra de prendre connaissance des avancées en la matière et plus encore des défis que nous aurons à relever”, a déclaré le secrétaire général de la Commission de l’océan Indien, Jean Claude de l’Estrac, à l’ouverture de cette réunion sur la biodiversité marine et insulaire
Le Comité de pilotage, a-t-il dit, “a vocation à guider et à orienter nos choix techniques”, par la mise en œuvre de programmes et d’actions qui contribueront aux efforts régionaux pour une meilleure gestion de nos ressources naturelles notamment. Il s’agit, en effet, “de créer les conditions d’un développement durable, seul à même d’impacter positivement et sur une longue période nos modèles économiques et le niveau de vie de nos populations très dépendantes de nos ressources naturelles”, a souligné Jean Claude de l’Estrac
Si l’Indianocéanie est une région très riche en biodiversité, du fait de ses nombreuses espèces endémiques, et de ses ressources aquatiques qui constituent le socle de plusieurs secteurs de croissance, tels que la pêche et le tourisme, des ressources phamaceutiques, force est de constater que cet écosystème est fragile. Car, la biodiversité des îles de l’océan Indien n’est pas à l’abri des effets du changement climatique, ni de catastrophes maritimes. Les îles Etats de l’océan Indien n’ont pas seules, assez de moyen pour faire face à tous ces défis, et à toutes ces menaces
Le troisième rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) de 2013 précise que l’écosystème de notre région est très vulnérable face au risque pour la biodiversité. Il est donc nécessaire, pour la COI, de mieux protéger la biodiversité marine. La convention de financement du projet Biodiversité, signée en janvier 2013 aux Seychelles, vise à “améliorer et harmoniser les cadres juridiques et institutionnels en vue de l’utilisation durable de la biodiversité à travers la région ; appuyer l’éducation et la sensibilisation, relative à gestion de la biodiversité ainsi que les outils de communication à l’attention des décideurs
établir et améliorer des systèmes de “réseautage” et d’échange de données, de statistiques et des bonnes pratiques sur la gestion de la biodiversité ; créer ou améliorer des centres thématiques sur la biodiversité, afin de permettre l’échange d’informations, d’expériences et des bonnes pratiques relatives à l’utilisation durable de la biodiversité ; soutenir la contribution de la biodiversité au développement économique et aux moyens de subsistance durables à travers un programme d’appel à propositions”, a noté la COI. Le projet régional consacré à la biodiversité de la COI est financé par le 10ème Fonds de développement de l’Union européenne pour un montant de 15 millions d’euros
Organisé par la COI, ce Comité accueillera les représentants des ministères de l’Environnement et des forêts de chaque pays participant , notamment des Comores, Kenya, Madagascar, Maurice, Seychelles et la Tanzanie ainsi que la France (Réunion). L’Union européenne en tant que bailleur unique de ce projet a participé également aux travaux du Comité





















































































