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Les professionnels des aliments composés craignent pour leur business si les aquaculteurs s’approvisionnent à l’étranger
C’est un sentiment d’indignation et de trahison qui anime les dirigeants de l’Association des fabricants d’aliments composés (AFAC). Après plusieurs mois de discussion, de rencontres B to B avec l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) ainsi que de visites d’usines de production, ils découvrent, avec stupeur, dans la loi de Finance 2016, un dispositif prévoyant la baisse des droits d’importation de l’aliment de poisson de 25% au lieu de 2,5%, pour un contingent de 50.000 tonnes sur les deux prochaines années. Un coup dur pour la filière des aliments composés, quand on sait que le marché national ne dépasse guère 150 par an, pendant qu’elle dispose déjà de deux usines spécialisées d’une capacité annuelle de 14 mille tonnes. Ces unités, ajoute Dr. Youssef Mikou, secrétaire général de l’AFAC, assurent au moins 50 emplois permanents et produisent, pour l’heure que de 1.200 tonnes, soit moins de 10% de cette capacité
Un potentiel déjà considérable que «nous nous étions engagés à renforcer par un investissement d’au moins 500 à 600 millions DH en matériel, afin de répondre aux besoins des aquaculteurs, selon un timing sur lequel nous devions nous accorder avec l’ANDA», déclare le secrétaire général. Malheureusement, cet engagement ne semble pas avoir infléchi la décision de l’agence, dont l’AFAC avait pourtant obtenu la promesse, dans un courrier datant du 04/11/2015, de «nous aider à finaliser notre stratégie pour l’aquaculture, de nous procurer de l’information dès sa disponibilité et d’orienter les investisseurs vers notre association», déplore le docteur
Outre ce qui, dans la filière des aliments composés, est ressenti comme un «coup de poignard dans le dos», les responsables de l’association redoutent le risque de fragilisation de l’industrie nationale à travers une formulation des aliments importés qui, selon eux, contiennent des produits non autorisés par le Maroc, à savoir les farines de viandes dont le porc, le sang, les abats et les os. «Face à cette situation nous avons entamé des démarches auprès des ministères de l’Agriculture et de la pêche maritime, des Finances et de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique», annonce Noureddine Karim, président de l’AFAC. Toujours dans la même veine, l’association avait prévu, à l’heure où nous mettions sous presse, une conférence de presse visant à sensibiliser le public






















































































