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jikh Abdelkhaleq
Je me permets de vous adresser ces quelques éléments sur ma vision globale de la gestion de la pêcherie pélagique telle que réfléchie par un professionnel du secteur. Il est en effet certain que le regard des gens de mer en contact quotidien avec la réalité du secteur peut être différent de la conception du gestionnaire dont les soucis légitimes de rationalité et d’efficience peuvent parfois occulter des paramètres de grande importance.
Pour ma part et en ce qui concerne le zoning et dans le cadre de l’aménagement de la pêcherie pélagique et suite à la division du littorale en 3 zones, tout les bateaux sardiniers sont en droit de pêcher dans toutes ces zones définies, toutefois le débarquement des captures doit être effectué uniquement dans le ou les ports désignés sur la licence de pêche, je pense que la division du littorale devrait être comme suit
La zone A : elle devrait s’étendre depuis Ras El Ma jusqu’au port de Mehdia, en effet les pratiques de pêche dans cette zone sont identiques, le tissus socio-économique présente de forte similitudes d’où la nécessité de l’exclure du champ d’application de la gestion par quotas. Les opérateurs de cette zone n’écoulent pas la totalité de leur production au niveau des CAPI et halles aux poissons, la raison est que le plafond d’imposition est fixé à 1 million de Dh, ils ont donc recours à une déclaration minimale pour que les marins puissent bénéficier de la CNSS. En outre, dans cette zone l’armateur est également mareyeur.
Ma recommandation est que le zoning intéresse aussi bien les sardiniers que les chalutiers.
La zone B : s’étalant de l’ouest de Mehdia à Oued Noun, les pratiques de pêche dans cette zone sont identiques, le tissus socio-économique présente également de forte similitudes, dans la majorité des cas l’armateur est également mareyeur et la déclaration minimale est de rigueur.
La différence entre les ports du nord d’Essaouira et ceux du sud réside dans le fait qu’au niveau d’Agadir et Sidi-Ifni, ce sont les intermédiaires dit « BERGHAZA » qui sont les premiers bénéficiaires de la ressource et enregistrent une rentabilité bien plus supérieure à celle des marins et des armateurs qui se trouvent lésés par l’anarchie de la commercialisation et les falsification des déclarations ce qui renforce le secteur informel d’où la nécessité de revoir toute la chaine de commercialisation.
La Zone C : se situe du sud de Oued Noun jusqu’à la frontière mauritanienne, elle reste relativement homogène et présente les mêmes spécificités toutefois des mesures réglementaires s’imposent dont la plus urgente et la fixation d’un plafond de capture de 20T pour la petite sardine( celle dont le moule est supérieur ou égal à 30 unités. Par ailleurs, il est nécessaire de donner au projet d’introduction des caisses normalisées toutes ses chances de réussite dans la perspective d’éliminer le monopole de l’ONP et de laisser aux armateurs le soin de les gérer.
En ce qui concerne les bateaux RSW, il est nécessaire de revoir les cahiers de charges et de limiter le tonnage de ces unités à 70T.
























































































