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Par : Othmane ZAKARIA – leseco.ma
Les stocks de poissons pélagiques se portent bien selon la FENIP. En revanche, poissons blancs et crevettes sont impactés par la raréfaction, c’est pourquoi la Fédération préconise un plan d’aménagement des captures. Les industriels attendent le feu vert des autorités pour exploiter les ressources en eaux profondes
«Elles se portent très bien». Les industriels de la pêche sont pour le moins satisfaits du développement qu’ont connu leurs activités durant les dernières années, notamment la progression de leurs chiffre d’affaires à l’export. La Fédération nationale des industries de la pêche (FENIP), ne manque pas d’être reconnaissante envers Maroc Export et le département du Commerce extérieur, dont les actions auraient, selon la Fédération, apporté des résultats probants. Mieux encore, selon Hassan Sentissi, président de la FENIP, il n’y a globalement pas lieu de s’alarmer sur l’état de nos ressources halieutiques, après que des sonnettes d’alarmes successives ont été tirées par les spécialistes des écosystèmes marins, mais de toute évidence, il faut rester prudent pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or. Si le stock de poissons pélagiques est hors de danger selon les industriels, le poisson blanc est pour sa part sous pression et connaît une raréfaction remarquée. «Concernant le poisson pélagique, il n’y a pas de raréfaction», note Sentissi, avant de poursuivre : Par contre le poisson blanc est le plus touché par la raréfaction des ressources. C’est pour cette raison que nous demandons que le poisson blanc bénéficie à son tour, ainsi que les crevettes, d’un plan d’aménagement
«Richesse sans limite »
D’ores et déjà, les industriels de la pêche semblent se pencher sur un nouveau gisement encore inexploité. Il s’agit en l’occurrence des ressources en eaux profondes, évoluant dans des profondeurs comprises entre 1.000 et 2.000 mètres, que les industriels estiment être «sans limite». «Les poissons de fond à 1.000 et 1.500 m de profondeur constituent également une richesse sans limite que les décideurs du ministère n’ont pas encore jugé utile d’exploiter. Une étude réalisée par le passé par un des ministres qui se sont succédé devait en faire le recensement, mais cette dernière est restée dans les archives du ministère», déplore Sentissi. Cette ambition soulève deux aspects essentiels. D’abord, aucune ressource biologique n’est illimitée et ensuite le mode d’exploitation des eaux profondes, qui a généralement recours à des chaluts raclant les fonds marins, pose la question de la durabilité de cette catégorie de pêche et de son impact sur l’environnement marin























































































