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L’état du stock en 2014 s’améliore par rapport aux évaluations précédentes.Les scientifiques ne seraient pas opposés à une hausse des quotas
S’il ne s’agissait pas d’un poisson, en l’occurrence le thon rouge, on dirait de lui qu’il ne cesse de reprendre du poil de la bête. « La perception de l’état du stock en 2014 s’est améliorée par rapport aux évaluations précédentes », signale une note d’information préparée par le Comité national des pêches (CNPMEM). Ce document résume les conclusions du comité scientifique qui, chaque année, dresse l’état de la biomasse et les perspectives d’évolution de la population de thons en Atlantique et en Méditerranée
Tous les cas de figure examinés laisseraient apparaître une « claire augmentation » de la ressource sur laquelle veille la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Cicta). Cette instance tient son assemblée générale en novembre pour déterminer le niveau des prélèvements auquel pourra prétendre en 2015 chaque pays (ou groupe de pays pour l’Union européenne) ayant des intérêts de pêche dans cette zone. Comme chaque année, ses arbitrages s’appuieront sur les recommandations émises le mois précédent par ce comité scientifique
Un niveau jamais dépassé depuis 2009
Fait notable, celui-ci, dans le rapport que ses experts doivent incessamment rendre public, ne serait pas hostile, pour l’an prochain, à une hausse des quotas. Maintenir ou augmenter modérément le total de captures autorisées (TAC) « ne devrait pas entamer le succès du programme de rétablissement », signale le Comité national des pêches
Le Cicta pourrait donc se trouver fondé à décider dans les prochaines semaines de passer au-dessus des 13.500 tonnes. Une barre qui n’a jamais été dépassée depuis 2009 et qui pourrait être à nouveau franchie graduellement dans les deux ou trois prochaines années. Par voie de conséquence, la part de quotas attribuée à l’Union européenne, première bénéficiaire, avec 7.939 tonnes attribuées l’an dernier pour 2014, pourrait augmenter, dont celle attribuée à la France (2.471 tonnes). En ce qui la concerne, la réponse tombera en décembre à l’issue du Conseil des ministres européens de la Pêche
D’ici là, beaucoup d’incertitudes demeurent. Car les scientifiques, s’ils sont enclins à lâcher un peu la bride, ne disent pas jusqu’où le Cicta peut aller. « A ucun accord n’a pu être atteint sur la limite supérieure d’une hausse des objectifs qui ne menacerait pas le rétablissement du stock ». indique un expert du Comité national des pêches
Emblématique du combat mené par les ONG contre la surpêche lors de la décennie passée, le thon rouge a opéré une spectaculaire remontée. Sa biomasse s’élevait à près de 585.000 tonnes en 2013, soit le double du niveau observé dans les années 1950-1970 (300.000 tonnes) et quatre fois plus que celui constaté au milieu des années 2000 (150.000 tonnes), justifiant la mise en place d’un plan de gestion de la ressource, assortie de mesures drastiques, comme les plans de sortie de flotte, durement ressentis en Méditerranée






















































































