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Le centre européen de formation continue maritime de Concarneau attend cinq cents stagiaires par an pour remise à niveau
Une nouvelle réglementation
Techniques et réglementations évoluent très vite et les équipages sont de plus en plus internationaux. Pour répondre à ces changements et tenter d’harmoniser le niveau mondial des formations, la réglementation STCW (Convention internationale sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille) impose de nouvelles obligations. Ainsi, « les brevets de capitaine 200, capitaine 500, chef de quart passerelle ne sont plus délivrés à vie », explique Alain Pomès directeur du CEFCM concarnois. Ils nécessitent désormais une revalidation au bout de 5 ans s’ils n’ont pas été mis en pratique
Pour d’autres modules, comme les habilitations spécifiques, de sécurité, médicales, de survie, d’aptitudes à utiliser les embarcations de survie, de radio communication, « cette remise à niveau est obligatoire tous les 5 ans, qu’il y ait eu ou non pratique à bord ». Cette nouvelle réglementation devrait amener 400 à 500 nouveaux stagiaires supplémentaires dans les cycles du CEFCM. « Ils sont programmés en fonction des demandes spécifiques des grandes compagnies maritimes nationales. » Sept cents officiers du groupe Bourbon ont ainsi suivi une session spécifique sur la stabilité des navires, à la demande de l’armateur
Le CEFCM accueille 2 500 stagiaires chaque année
Avantages de ces formations, « elles permettent de plus en plus de transversalité entre les différentes marines et ouvrent davantage de possibilités d’évolutions de carrière », estime Alain Pomès. Un module leur est commun, celui de la pratique de l’anglais. « Il ne s’agit pas d’apprendre une langue étrangère, mais d’acquérir une compétence de communication. » Le CEFCM impose même des périodes de préformation d’une quinzaine de jours pour certains modules qui seront enseignés en utilisant le vocabulaire d’outre Manche
Le CEFCM, implanté aussi à Lorient et dans les quatre lycées maritimes bretons, accueille 2 500 stagiaires chaque année. « Nous avons doublé notre offre de formation en six ans. » Il multiplie aussi les interventions à l’étranger. Nous venons de signer une convention avec le Maroc pour répondre avec lui aux appels d’offres de formations en l’Afrique de l’Ouest





















































































