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après le panorama de ses huit principaux concurrents européens. L’étude réalisée par Via Aqua et Armeris pour FranceAgrimer lui attribue « une position compétitive très moyenne ». Elle a pourtant de bons atouts : la variété de l’offre et un marché intérieur très solide.
« C’est un fait, mais pas le résultat d’une stratégie, la filière n’est pas proactive », déplore Benoît Vidal-Giraud, de Via Aqua. Sa position concurrentielle « repose plus sur une rente de situation ». Tandis que des voisins se construisent des atouts. « Clairement, il y a deux pays qui savent où ils vont : la Norvège et l’Islande. » Ailleurs, le pilotage n’apparaît pas. Mais la pêche française « a des marges de manœuvre. Les clés sont entre les mains de la filière ».
Se prendre en main, c’est l’intention de la Coopération maritime, qui a organisé un séminaire en avril sur cette étude. Le passage en revue des huit pays concurrents a débouché sur des ateliers sur le cas de la pêche artisanale française, pour dégager des pistes d’actions. Par exemple, proposer de la formation continue sur les montages juridiques et financiers de sociétés, pour aider les pêcheurs à lancer de nouvelles constructions ; améliorer la prévision des apports par une obligation ou un système de bonus, etc.























































































